Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 17:10



Moi aussi je suis un ancien chat des rues. Je ne peux le cacher, même mon nom renvoie à mes années de galère. Je m'appelle Gavroche, et comme bon nombre de mes congénères, je suis positif au FIV. Alors, bien sûr, personne ne m'a jamais voulu, bien que je sois doux et paisible.
Certes, j'ai eu la chance d'être sorti de la rue. Devinez par qui ?  Et oui, comme pour mon ancien compagnon Brooklyn, il n'y a eu que la porte de la Maison de l'Espoir retrouvé qui s'est ouverte. Une belle maison, une maman formidable, c'était cela que je voulais. Mais tous ces chats me font peur. J'aurais accepté deux compagnons sympas et doux, mais la vie en meute ne me convient pas, comme pour Brooklyn.
Alors, je suis dans la chatterie des petits sauvageons. J'ai tout ce qui rendrait un chat des rues heureux : le confort, la chaleur, la nature. Mais ma priorité à moi, ce que j'aime le plus, ce sont les calins. Et oui, tout pareil que Brooklyn !

 Aujourd'hui, les plus beaux instants de ma vie, ceux dont je rêve chaque nuit et que je guette à chaque heure du jour, c'est lorsque Liliane vient s'installer dans ma chatterie. Alors, je grimpe sur ses genoux et je reçois tous ces calins dont je suis assoiffé et qui me manquent tant. Et je ronronne de bonheur et de plaisir. Et puis, je m'endors, sur ses genoux en mettant une pattoune dans ma bouche et en la suçotant. Il paraît que les enfants des Humains font ça eux aussi, quand ils sont heureux..
Mais ces instants de bonheur sont tellement fugitifs. Quand Liliane s'en va, je la regarde tristement s'éloigner. Je sais qu'il ne me reste plus qu'à attendre sa prochaine visite.





Depuis plus de deux ans, Liliane me cherche une famille où je pourrais être heureux : bien sûr que je saurais partager s'il n' y a que 2 ou 3 compagnons sympas : regardez Brooklyn ! Mais depuis deux ans, je n'y crois plus vraiment. Je commence à vieillir. J'aurais tellement aimé moi aussi avoir le même beau destin que Brooklyn et connaître enfin autre chose, vivre dans une maison, se blottir des soirées durant sur des genoux, et veiller doucement la nuit sur le sommeil de mes maîtres. Hier, j'ai sû que Brooklyn avait trouvé lui ce à quoi il aspirait. Alors je suis venu ici, en me disant que vous êtes peut être ma dernière chance de réaliser mon rêve. Je suis venu vous dire de ne pas m'oublier. Moi, je rêve à vous chaque jour qui passe... peut-être que quelqu'un ici, rêve aussi de moi, sans le savoir...

VIENS ME CHERCHER, JE T'ATTEND, NE PERDONS PLUS DE TEMPS POUR VIVRE NOTRE HISTOIRE, NOTRE REVE

GAVROCHE





Par Ericc - Publié dans : Ils attendent une famille
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 17:21

Pour tous les protecteurs, l'été est la pire des saisons. En France, la prolifération, comme tout phénomène exponentiel, avance plus vite que les effets attendus de la promotion de la stérilisation. Tous les chatons de l'été ne trouveront pas de famille, loin s'en faut, sans parler de ceux qui cesseront vite de plaire et se retrouveront vite à la rue, comme leurs parents avant eux.
Durant cette période, les adultes voient se réduire leurs chance d'adoption. Dans ces conditions, quel sort pour un petit positif ?
Pour un chat testé FIV, la route vers la survie et le bonheur s'apparente à un entonnoir dont le goulot d'étranglement ne laisse passer qu'un nombre restreint de vies. Il y a d'abord ceux qui ne se laisseront pas approcher, ni même trappés et qui s'en iront mourrir rapidement, victime de la rue. Il y a ceux qui se retrouveront en fourrière où le verdict sera sans appel. Ceux aussi, qui ayant évité la fourrière, échoueront dans une SPA ou un refuge où la même politique d'euthanasie systématique que celle régissant les fourrières est de mise : ces refuges-là sont très largement majoritaires. Même certaines associations sont à ce diapason. J'ai encore en mémoire, les regards incrédules et effarés des représentants d'autres associations félines de mon département, lorsqu'il y a deux ans, commençant à oeuvrer dans le domaine de la protection féline, je les interpelais sur le sujet en affirmant le droit à la vie des chats positifs...
Ainsi, ils ne sont statistiquement qu'une poignée à pouvoir passer entre les gouttes, à pouvoir être pris en charge par une association acceptant de leur donner leur chance en leur cherchant une famille. Mais pour ces rescapés, le parcours du combattant n'est pas achevé. Car il ne suffit pas qu'une association accepte de les prendre en charge : il faut encore trouver une famille d'accueil, et ceux qui sur les forums sont les premiers à jeter ires et anathèmes sur les structures qui euthanasient ne sont pas toujours les plus prompts à rechercher une solution ou à ouvrir leur porte. Il y a quelques temps, c'étaient toujours les mêmes qui s'y collaient : Liliane de la Maison de l'Espoir retrouvé en sait quelque chose. Et quelques autres encore, que nous ne remercierons jamais assez d'avoir été des pionniers dans ce combat. Mais là encore, les places ont été vite prises. Si aujourd'hui, on trouve dans les SOS de plus en plus de FIV, c'est sans doute que l'idée du droit à la vie de ces chats continue à faire doucement son chemin. Mais c'est aussi parce que l'accueil d'un positif peut se révéler contraignant, notamment lorsqu'il y a d'autres chats, ou simplement parce qu'un fiv heureux, c'est quand même mieux ailleurs que chez soit. Il est toujours difficile de faire des heureux...

Lui, il s'appelle Brooklyn... et on serait presque tenté de dire que c'est sa bouille qui lui a porté bonheur...



Et celles qui l'ont sauvé ne s'y sont pas trompées : "Son regard...le regard de Brooklyn  est unique : quand vous le touchez, vous devenez le monde entier à ses yeux. Si vous n'avez jamais su ce que c'est que d'être la personne la plus importante du monde pour l'autre, il vous suffit de rencontrer Brooklyn et de le prendre dans vos bras : vous devenez alors la huitième merveille du monde à ses yeux " Et puis, "il est non seulement très sociable avec les humains, mais il est surtout extrêmement câlin. Ce qu'il aime particulièrement, c'est avoir sa tête tout contre la vûtre... Brook peut rester sur les genoux, dans les bras, la tête dans le cou, pendant de nombreuses heures" .

Certes. Mais Tétiss aussi avait un regard inoubliable, Tétiss aussi était sociable, Tétiss aussi aimait avoir sa tête contre la vôtre. Mais rien de cela ne l'a sauvé. La chance de Brooklyn aura surtout été de tomber sur l'équipe d'ORFELINS
www.orfelins.com

Brooklyn a donc franchi une étape. Comme pour beaucoup de petits positifs pris en charge, il a fallu lui trouver un accueil tout provisoire. Quarantaine oblige, et comme la plupart des personnes disposées à offrir un relais provisoire à des petits positifs ont déjà chez elles d'autres pensionnaires, Brooklyn n'a pu trouver qu'une salle de bain, séjour peu agréable pour un matou comme lui en perpétuelle quête d'affection et de présence. Et comme Brooklyn n'est pas un bagarreur, que sa présence a par la suite été mal acceptée par les matous maîtres des lieux, il s'est retrouvé dans une situation d'urgence. C'était à l'été 2007. Les appels à l'aide sur les forums sont demeurés vains, sur ses topics, personne ne se manifestait... le provisoire a duré... encore un petit positif abandonné au milieu du guet... 
Encore une fois, la seule porte à s'ouvrir fut celle de la Maison de l'Espoir, pourtant saturée. Mais si la Maison de l'Espoir est un havre de paix et de bonheur pour tant de rescapés des rues, elle ne pouvait convenir pleinement à un matou comme Brooklyn, vite mal à l'aise au milieu de ses congénères et en quête permanente de l'affection des humains. Brooklyn a bien essayé de s'accomoder à cette nouvelle vie, ses protecteurs l'y ont aidé de tout leur coeur. Mais en vain. Il a fallu trouver un nouvel accueil à Brooklyn...



A partir du moment où Brooklyn est arrivé dans sa nouvelle famille d'accueil, une étrange histoire commença. Etrange, parce que Brooklyn est de la trempe de Poulbot. Pour des raisons différentes, avec un caractère bien différent. Mais comme lui, il fait parti de ces chats que l'on ne peut expliquer, dont on ne sait pas pourquoi ils vous envoûtent, pourquoi ils sont si différents des autres. Et ce n'est ni leur fragilité, ni leur souffrance passée qui sont en cause. On ressent simplement une sorte d'indéfinissable supplément d'âme. C'est cette rencontre d'un troisième type dont j'ai déjà parlé pour Poulbot. Je crois qu'il faut tout simplement être passé par là pour comprendre, et au final, je ne suis pas sûr, que même dans ce cas, l'on soit en mesure de vraiment tout comprendre de ce qui n'est pas seulement un coup de coeur... Un chat qui irradie est un chat qui irradie. Alors, de tels chats, on finit par les surprotéger, et bien sûr on place la barre très très haut, pour des adoptants potentiels. Et comme le matou n'est pas facile à placer, et que la barre est décidément bien haute, le temps passe, passe, et le piège se referme...

La fin de l'histoire en photo...





Pour le plus grand bonheur de ceux qui l'ont connu et accompagné, qui se sont battus pour lui forger un destin durant ces longs mois que dura cette longue route vers le bonheur, Brooklyn a gagné le droit de demeurer définitivement dans sa famille d'accueil...

Puissent d'autres petits vieux, d'autres petits handicapés, d'autres petits positifs, connaître le même bonheur...

Avec l'aimable autorisation de "Nénette", l'heureuse maîtresse de Brooklyn...

Une pensée pleine d'affection pour un autre de ces petits matous à l'aura si rare, et qui s'en est allé vers d'autres cieux, il y a tout juste un an... souvenez vous...  http://hopital.chats.perpignan.over-blog.com/article-20846945.html

Par Ericc - Publié dans : Récit d'adoptions
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 21:47


La plupart des premiers lecteurs de ce blog le connaissent déjà, lui et son histoire. Et si le rêve de Tétiss a sombré, celui de Poulbot est bel et bien devenu réalité : c'est la raison pour laquelle, il trône lui-aussi sur la bannière de ce blog.




On ne raconte pas une histoire de la même façon lorsqu'on la raconte au jour le jour, en direct, comme cela a été fait sur le blog des chats de l'hôpital de Perpignan, et lorsqu'il faut la reprendre avec le recul, en jouant sur les souvenirs. Sans doute n'y a-t'il pas de sauvetage plus beau qu'un autre, car un sauvetage réussi n'est rien d'autre qu'une vie sauvée, et cela reviendrait alors à dire qu'une vie vaut plus qu'une autre.  Et c'est justement cette logique-là qui a conduit Tétiss là où l'on sait.  En revanche, il y a des sauvetages plus délicats que d'autres, plus difficiles, qui nécessitent un plus grand investissement, qui puisent davantage dans vos ressources d'énergie. Des sauvetages de longue haleine durant lesquels alternent les doutes, la peur parfois, les rebondissements, et qui vous conduisent à des situations inattendues qui peuvent parfois vous apparaître insurmontables. Alors oui, il y a des sauvetages qui marquent davantage que d'autres.


J'ai entendu parler pour la première fois de Poulbot au téléphone. Poulbot, un chat errant des rues de  Perpignan, dont l'articulation de la patte arrière droite avait été brisée, un chat affamé, anémié et deshydraté, probablement en fin de vie, et pour lequel Emilie me demandait si elle pouvait le conduire chez un vétérinaire au nom de l'association, afin de lu ioffrir une fin de vie "digne", en mettant fin à ses souffrances.
J'aurais pu dire non, et Poulbot, nous le savons aujourd'hui, serait mort deux ou trois jours plus tard. J'aurais pu dire simplement oui, et Poulbot se serait endormi "dignement",quelques instants plus tard.  Sauf que j'ai certes dit oui, mais qu'après un bref instant, j'ai ajouté : fais lui faire un test FIV-leucose. Sauf que le test, totalement faussé car ce chat n'avait plus un seul anticorp capable de détecter quoique ce soit ( ça aussi, nous l'avons su plus tard ) s'est révélé négatif, et que j'ai reçu un second coup de fil d'Emilie me demandant : il est négatif, qu'est ce qu'on fait. ? Elle seule pourra dire combien de temps il m'aura fallu pour que je lui réponde " tu me l'amènes à la maison".
J'ignore si j'ai à bénir quelqu'un ou quelque chose pour cela, mais si tel est le cas, oui, sans hésitation, je le bénis de m'avoir fait rencontrer Poulbot.

 

 

 Poulbot est donc demeuré une nuit chez un vétérinaire, sous perfusion, avec pour seul diagnostic : incroyable force de vie... Après quoi Emilie est venue m'apporter  une petite boule d'à peine 2.3 kg, qui en dépit de sa patte folle m'est passé entre les jambes à toute vitesse pour quitter cette salle de bain dans laquelle il allait demeurer en convalescence un mois durant. Une petite boule au poil raide, collant et crasseux, d'où émanait une insupportable odeur d'urine et de scatol mélangés.

 



Nous étions quatre autour du "bain de Poulbot". Mais ce n'est sans doute pas du bain en lui-même dont nous nous souviendrons. Mais de ce petit chat se précipitant comme un fou dans la baignoire dès qu'il entendit l'eau y couler, afin d'étancher sa soif ... et  une fois séché, il devait se montrer tout aussi vorace devant sa gamelle... je pense que c'est en le voyant ainsi dévorer, qu'inconsciemment, j'ai dû lui faire la promesse qu'il n'aurait plus à connaître jamais, ni la faim, ni la soif...

Quelques jours plus tard, un nouveau bain  allait se révéler nécessaire, tant les restes de crasse et d'excréments collés et qu'il cherchait à faire disparaître par ses toilettes demeuraient tenaces...  En même temps, une consultation chez mes vétérinaires attitrés, allait me faire prendre conscience de la longue route qu'il lui faudrait parcourir encore s'il voulait s'en sortir.  L'espoir était d'autant plus mince de le sauver, que son anémie rendait impossible tout diagnostic.  A défaut d'être en mesure de diagnostiquer une maladie contagieuse, mes vétérinaires exigèrent, afin de ne pas mettre en danger la vie de mes propres chats, des mesures d'hygiène drastiques : isolement total de Poulbot, gants de latex pour toute manipulation, changement de vêtements lors de chaque visite à Poulbot...

Dans de telles conditions, que peut-on donner à un chat ? On peut lui donner une nuit, couché à même le sol d'une salle de bain. Poulbot est aussitôt venu, s'est installé sur mon torse et s'est couché. De ses patounes il  a pris ma main, et il s'est endormi... en ronflant bruyamment. Moi, je n'ai guère dormi. Mais ce n'était pas grave. Car lui a dormi, tranquille, apaisé, et je le sais, heureux... malgré quelques soubressauts de cauchemars me tirant de mes tentatives d'assoupissements auxquels je ne manquais pas de répondre par les plus doux des calins.

Dès le lendemain, Poulbot avait droit à sa chambre, à son lit et à son arbre chat... notre histoire commençait... Intime...permettez que je ne parle pas de cette intimité-là...
Une intimité bien courte au final. Mais ce n'est pas par la longueur que l'on peut juger de la profondeur des choses.





Et Poulbot a grossi, et Poulbot a guéri, et Poulbot a émerveillé mes vétérinaires. Je sais qu'ils ne l'oublieront jamais et qu'il restera pour eux, un défi à la nature.

Mais Poulbot s'est aussi mis à pleurer pour ne plus demeurer seul, enfermé dans sa chambre. Et Poulbot est devenu jaloux de ces autres chats qu'il apercevait dans le jardin au travers de la fenêtre. Et Poulbot est devenu râleur et exigeant... le temps était venu de lui trouver une famille.
Les différents tests avec les chats se sont révélés désastreux. Poulbot a attaqué mes chats avec une rage et une force insoupçonnée. Famille sans chats donc. Une vraie gageure..
Seule Lauriane a répondu. Mais Lauriane avait un chien et Lauriane ne connaissait rien aux chats. L'affaire ne se présentait pas sous les meilleurs auspices.  Mais Lauriane avait aussi un coeur d'or. Ce sont des choses que l'on arrive à déceler, comme ça, sans connaître les gens, mais sans se tromper pour autant...Alors on a tenté... jusqu'au bout...en vain...Nous n'avons pas réponse à tout et nous n'avons pas trouvé la réponse. Alors pour le bien de Poulbot, pour celui de Luna, il nous a fallu nous remettre en quête d'une nouvelle famille... sans chats, sans chiens, sans enfants..
Merci à ceux qui ont permis de trouver cette famille. Merci à cette famille. Merci à Marie Claude qui me l'amène ici pour que je puisse le conduire à destination. Dans moins de quarante huit heures, Poulbot sera dans sa nouvelle maison...

En cet instant, mes pensées ne peuvent aller que vers Lauriane. J'aurais aimé lui dire tant de choses, des choses qui viennent du coeur.  Mais à l'heure où le covoiturage se bouclait, elle m'adressait un mail pour me dire simplement, merci, merci de  lui avoir permis, de rencontrer Poulbot ...

A présent nous sommes deux à posséder un secret. Et ce secret s'appelle Poulbot. On ne peut vraiment en parler, ni même le décrire On sait seulement que quelque chose s'est passé dans nos vies... rencontre d''un troisième type ?
Sans doute...

 

 





Par Ericc - Publié dans : Récit d'adoptions
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 19:40

C'est à cause de ce regard-là qu'est né ce blog. Parce qu'un regard comme celui-là, aucun humain n'avait le droit d'en éteindre la flamme avant l'heure. Vous, les Amis, vous savez lire ce qu'il y a à lire dans ces yeux. A ceux qui ne savent pas encore ce qu'il y a à lire, on tentera, ensemble, d'apprendre. Et si nous y parvenons, de tels regards pourront continuer de briller.
Ce regard, pourtant, s'est à jamais éteint.
Des "humains" ont décidé que ce chat ne méritait pas de vivre.
Pire.
Les responsables d'une SPA, oui, vous avez bien lu, d'une société de PROTECTION ANIMALE, ont conduit ce chat à l'euthanasie. Et parce qu'il fallait bien que ces gens-là touchent les bas fonds du sordide, ils l'y ont conduit alors qu'une famille d'accueil s'était proposée pour lui... et que d'autres étaient prêtes à l'accueillir...
Combien de temps encore va t'on systématiquement euthanasier les chats porteurs du FIV ?

Ce chat s'appelait Tétiss. Chat abandonné et errant, pris dans les mailles d'une SPA-fourrière, d'une SPA-couloir de la mort... Dans ce couloir, Tétiss aura passé les huit jours réglementaires. Et une Amie l'a prise sur ses genoux...




Peut-on encore s'occuper de chats au sein d'un refuge lorsque l'on est incapable de voir en cette image, tout le rêve de bien-être, de bonheur, de sérénité et d'espérance qui était alors celui de Tétiss ? Ni cette confiance donnée...

Quelques heures plus tard, la porte d'une cage de transport s'est refermée sur Tétiss. Quand d'autres chats partent vers une vraie famille et la vraie vie, lui a été conduit, honteusement, en catimini et en rasant les murs, vers une mort voulue et programmée, entre les mains du bourreau.

A vous, qui gardez inctacte votre capacité de révolte, ce blog est ouvert, pour que vive à jamais, pour d'autres, le rêve de Tétiss...


 
Par Ericc - Publié dans : In memoriam
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 12:19

Aux Ami(e)s... ou pourquoi ce blog ?

Oui, pourquoi un nouveau blog dédié à la protection animale, à la protection féline, alors qu'aujourd'hui, bon nombre d'associations ont opté pour la présence sur le web en tenant leur site ou leur propre blog et pour certaines d'entre-elles, s'acquittent au mieux de leur tâche ?
Oui, pourquoi ce nouveau blog, comme si je n'avais pas déjà tout dit sur la question durant ces deux années passées à la tête de SOS chats de l'hôpital, pour tenter de faire vivre, le rêve de Mario ?  http://hopital.chats.perpignan.over-blog.com/

Non Caro, je ne pense pas comme toi que la protection féline soit comme une drogue dont on ne puisse se desintoxiquer. La protection féline en France en 2009 est un combat permanent et usant, exténuant, dont nul ne ressort indemne. Un combat où jamais, on ne doute du chat, mais où chaque jour qui passe, fait davantage encore, douter de l'Humain.

Non, contrairement à ce que d'aucun peuvent peut-être penser, je ne suis pas assez imbu de moi-même pour imaginer un seul instant être indispensable à ce combat.

Pourquoi ce blog alors ?

Il y a déjà pas mal d'années, l'une des plus grandes artistes lyriques du XXe siècle avait décidé, au fait de la maturité, de quitter la scène et de se taire définitivement. Chassée de sa maison de disque, elle devait en retrouver une autre peu de temps après, le temps de revenir un instant afin de graver un dernier disque qu'elle intitula : To My friends... 
Pourquoi ce blog ?  Et bien parce qu'on me l'a demandé... indirectement sans doute... "ON", ce sont les Amis, les Amies, avec une majuscule.  Toutes celles et tout ceux, venus d'horizons si différents, qui en découvrant l'Histoire des chats de l'hôpital de Perpignan, n'ont pas manqué, aux pires moments de doute, d'être là, présents, chacun et chacune à leur manière, et réunis par une VALEUR commune, par une CROYANCE commune. Les Ami(e)s donc... To my friends

A ces Ami(e)s, j'envoie donc ce faire-part de naissance. Pour leur dire que j'essaye de continuer... autrement...

Mais sans doute manquait-il à cette décision d'un nouveau blog, un fait déclencheur. Et le fait déclencheur ne pouvait être qu'un nouveau sentiment de révolte.  Qu'un rêve brisé. Qu'un regard qui s'éteint quand il voulait continuer de briller. Quant il DEVAIT briller...

Ce blog sera donc celui de quelques "pattounes" en détresse. Celui des oubliés. Celui des vieux matous et des vieilles minettes, dont le seul tort aura été de survivre à leurs vieux maîtres ou maîtresses, trop souvent oubliés eux aussi, et dont ils auront égayé et soulagé les derniers temps de vie. Celui de chats souffrant d'un handicap ou d'une maladie chronique, et dont notre monde moderne ne veut voir que l'oeil ou à la pattoune manquante, que le méchant virus qui les rend plus fragiles, ou qu'un physique jugé trop ingrat... bref, tous ces minous dont on oublie qu'ils ont une sensibilité et un coeur. Oui, ce blog aurait pu s'appeler le rêve de Poulbot... J'y reviendrai...

Au final, ce cri de révolte s'est appelé Tétiss...
Je ne suis guère croyant. Mais malgré cela, je ne pouvais faire autrement que de placer ce blog, sous les auspices de Tétiss...

Le rêve de Tétiss ne sera que postume. Hélas ! Puisse-t'il demain, se réaliser pour le plus grand nombre de pattounes en détresse.

A vous qui avez été les destinataires de ce faire-part de naissance, à vous les Ami(e)s, je laisse le soin de faire connaître ce blog, une fois que les premiers articles auront été publiés... afin que vive le rêve de Tétiss, celui de ces pattounes fatiguées, qui jusqu'à leur dernier soupir, portent dans leurs petits coeurs de chat, toute l'espérance d'une vie meilleure...   

Par Ericc - Publié dans : Divers
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Présentation

  • : Pattounes en détresse
  • Pattounes en détresse
  • : chat chaton protection animale adoption chats Environnement
  • : Chaque année en France, des dizaines de milliers de chats et chatons sont euthanasiés. Premières victimes, les vieux minous, les chats présentant un handicap, les chats trop timides. Ces chats méritent de vivre et tous ceux qui ont bien voulu leur donner une chance, vous parlerons du caractère très privilégié de leurs relations.
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