Aidons Poupette (2)
Suite au précédent article, certains d'entre vous se sont émus du sort de Poupette. Un lien permanent a été indiqué, renvoyant sur le site de la Maison de l'Espor retrouvé, afin de suivre au jour le jour, la convalescence de la minette.
Pour nos lecteurs, je publie ici les nouvelles du jour ainsi que les interrogations de Liliane.
Et bien sûr je remercie chaleureusement tous ceux d'entre vous qui ont permi de couvrir les frais de cette très lourde opération, dont le coût s'est élevé à 966 euros. Comme je l'indiquais en commentaire du précédent article, reste maintenant la radiothérapie à venir, à l'ENV de Maisons-Alfort. Le cancer n'est pas seulement une question humaine. Nos pattounes en détresse aussi, ont droit, à l'espoir des thérapies modernes, résultats de ce que l'être humain peut révêler de meilleur en lui...
Nouvelles du jour :
Pendant la semaine qui a suivi le moment où nous avons accueilli Poupette, nous lui avons murmuré à son oreille ce que serait désormais sa vie. On prendrait soin d'elle. Elle pourrait se promener dans toute la maison, en liberté. Sortir dans le jardin et revenir se mettre à l'abri par temps de pluie. Se réchauffer devant le radiateur en hiver. Toutes ces petites choses qui font le bonheur d'un chat domestique.
Nous lui avons demandé d'être forte pour son opération.
Elle a tenu parole et elle a accepté toutes ses souffrances sans se plaindre. Mais aujourd'hui, nous, nous ne pouvons pas lui donner ce que nous lui avons promis. Pas tout de suite.
Et notre pauvre Poupette se retrouve en cage avec pour seul décor ces gros barreaux jaunes qui l'empêchent de sortir.
D'habitude les malades n'aiment pas le moment des soins. Mais pour Poupette ce moment là est un plaisir.
Je la sort de sa cage. Je lui enlève sa colerette, son petit fourreau de protection. Je lui badigeonne sa cicatrice à la bétadine. Je passe de la pommade tout autour afin de soulager sa peau tirée. Je lui fais avaler ses 3 cachets matin et soir dans les petits cubes de vache-qui-rit qu'elle adore. Je lui remet un petit foureau bien propre, et seulement à ce moment là, Poupette commence à se détendre. Elle va de mon mari à moi en se frottant, elle pattoune sur le lit. Comme toutes les chattes, elle lève son derrière sous les caresses sur le dos. Puis fini par se coucher tout contre moi, en boule, sur le côté, et reste ainsi dans cette position.
Poupette ne pouvait rester que dans la position du Sphinx. Elle ne pouvait plus dormir sur le côté ou sur le dos et Quiconque à un chat, sait que c'est une position qu'ils affectionnent particulièrement. : aussi, est-ce pour elle un immense plaisir, de dormir ainsi. Malheureusement sa colerette la gène, et c'est seulement au moment des soins, sur notre lit, qu'elle se repose sans contrainte, jusqu'à ce qu'au bout d'un long moment, je la lui remette, afin qu'elle regagne sa cage.
Je ne sais pas qui des deux est la plus triste à ce moment là !
Je ne sais pas si elle me croit encore quand je lui dit que ce n'est que provisoire.
Je ne sais pas si les chats se projettent dans l'avenir.
Ce que je sais c'est que Poupette aimerait bien que tout celà soit enfin fini !

